Charles-Nicolas COCHIN le Jeune
Paris 1715 - 1790

Portrait présumé de Mademoiselle Grogniard,
dame de Saint-Just, assise, vue de trois quarts, tournée vers la droite

Pierre noire
Composition entourée d’un filet à la pierre noire
165 x 115
Signé et daté au crayon noir sous le sujet en bas au centre C. N. Cochin f. delin. 1781. Filigrane : Partie supérieure d’armoiries avec fleur de lys couronnée ( ?) (Heawood non cité)

Provenance
Comte Jacques de Bryas (vente Paris, Galerie Georges Petit, 4, 5, 6 avril 1898, p. 19, n° 32)

Le portrait de Mademoiselle Grogniard (1) est caractéristique de la manière dont Cochin réalisait, dans les années 1780, ses portraits de femmes (2). Il les dessinait sur un fond uni, vues de trois quarts, assises sur une chaise recouverte d’un tissu rayé, les mains sur les genoux.
Les portraits féminins sont plus rares dans l’œuvre de Cochin que les portraits masculins. Tous sont traités avec un extrême raffinement et une grande précision dans l’exécution des vêtements et des coiffures (3).

(1) Dame de Saint-Just, selon une inscription à la plume et à l’encre brune au verso de l’ancien montage.
(2) Samuel-Elie Rocheblave, Charles-Nicolas Cochin graveur et dessinateur, Paris et Buxelles, G. Van Oest, 1927, voir les planches LXVIII et LXX.
(3) Christian Michel, Charles-Nicolas Cochin et l’art des Lumières, Palais Farnèse, Ecole française de Rome, 1993.